(CHANSON DE9 LA PLUS HAUTE TOUR
(Letra: sobre un poema de Arthur Rimbaud. Música: C.Domínguez)
(Letra: sobre un poema de Arthur Rimbaud. Música: C.Domínguez)
Rita Perandrés:
violon
C.Domínguez: voix + gtr
Jesús López:
basse + percussion + production et montage
L'apparente obscurité du poème de Rimbaud ne laisse pas d'avoir un certain pouvoir incantatoire. Le lecteur se demande en quoi peut bien consister cette 'délicatesse', le phare de tout notre enregistrement, qui a fait 'perdre sa vie' au poète. Peut-être la perdre consiste-t-il en se réfugier dans cette 'auguste retraite' où la 'soif malsaine' ne sera jamais apaisée. Le résultat nous convainc grâce surtout au violon de Rita, qui apporte une bone dose de delicadeza. Version espagnole dans le titre nº 3.
CHANSON DE LA PLUS HAUTE
TOUR (Arthur
Rimbaud, 1872.)
Oisive jeunesse, à
tout asservie,
Par délicatesse
j'ai perdu ma vie.
Ah! que le temps vienne où
les coeurs s'éprennent.
Je me suis dit: laisse, et
qu'on ne te voie:
Et sans la promesse de
plus hautes joies.
Que rien ne t'arrête
auguste retraite.
J'ai tant fait patience
qu'à jamais j'oublie;
Craintes et souffrances
aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
obscurcit mes veines.
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